François Purseigle

Sociologie des mondes agricoles

Pour une sociologie des mondes agricoles dans la globalisation

For a sociology of agricultural worlds during globalization

François Purseigle et Bertrand Hervieu signent l’article “Pour une sociologie des mondes agricoles dans la globalisation” dans le dernier numéro de la revue Etudes rurales, École des hautes études en sciences sociales, n°183, 2009

Résumé :

Partant du constat paradoxal que la population agricole mondiale est à la fois croissante et minoritaire, les auteurs se proposent de reconsidérer le modèle mendrassien de « la fin des paysans » au regard des nouvelles réalités qui se font jour. Selon eux, ce modèle ne permet

plus d’appréhender des bouleversements encore impensés il y a une vingtaine d’années par la sociologie rurale.

Leur entreprise repose sur l’hypothèse que c’est moins l’exode qu’un congédiement sur place qui définit les formes actuelles prises par la disparition des paysanneries. Si les fondateurs de la sociologie rurale ont pu comprendre et accompagner « l’entrée en modernité »

des paysans, un nouveau modèle adossé au précédent doit permettre d’interpréter les processus de disqualification et de congédiement, pour les uns, de requalification et d’intégration à la mondialisation, pour les autres.

Ces nouveaux questionnements, tout comme l’observation de la recomposition des formes du travail en agriculture, serviront de cadre à une construction idéaltypique des formes sociales que revêt aujourd’hui la production agricole.

Abstract :

The Mendrassian model of the “end of peasants” is reconsidered in the light of the paradox that the farming population worldwide, though increasing, is a minority.

This model no longer helps us understand the current turmoil, which rural sociology could not even imagine twenty years ago. It is hypothesized that the current forms taken by the “vanishing peasant” have less to do with an exodus than with relegation. Rural sociology’s

founders understood the “entrance of peasants into modernity”. Building a new model on the previous one should help us interpret the processes of disqualification and relegation (for some academics) and of requalification and integration in globalization (for others). These new lines of inquiry, along with observations of how forms of agricultural work are being redefined, will serve to construct an idealtype of the social forms now being assumed by agricultural production.

http://www.editions.ehess.fr/revues/numero/la-sociologie-rurale-en-questions/

La sociologie rurale en questions

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